Territoires

Le Cnam présent au colloque de l’Avuf

14 septembre 2017
15 septembre 2017

Les 14 et 15 septembre dernier, le Cnam participait à un colloque consacré aux stratégies de formation dans les territoires, organisé par Villes de France et l’Association des villes universitaires (Avuf), en présence de la ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Frédérique Vidal. L’occasion de s’interroger sur le devenir des établissements supérieurs de proximité, sujet qui sera à l’ordre du jour de la future conférence des territoires programmée en décembre.

Deux jours durant, le Cnam a défendu les atouts des établissements supérieurs de proximité, aux côtés de plusieurs centaines d’élu·e·s locaux, cadres territoriaux et responsables d’établissements supérieurs. « La présence d’enseignement supérieur représente une dimension essentielle pour le développement et la qualité de vie des territoires », affirme Laurent Buchon, directeur du Cnam Bretagne, qui participait à l’événement. « Il offre des solutions pour de nombreux étudiants post-bac qui ne peuvent ou ne veulent s’éloigner de leur foyer familial, notamment pour des questions financières. Force est de constater que les étudiants boursiers y sont plus nombreux mais aussi que les taux de réussite y sont souvent meilleurs que dans les grandes universités. »

Acteur de cohésion sociale et facteur d’attractivité pour les territoires, ces structures de proximité accueilleraient environ 15% des étudiant·e·s français·e·s. La situation des quelque 3 000 bachelières et bacheliers, toujours sans affectation à la mi-septembre, invite d’autant plus à prendre leur rôle au sérieux.

Le Cnam, expert dans la formation de proximité…

Présente lors du colloque, Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation souhaite voir ces établissements co-construire leurs projets avec les entreprises et les collectivités, afin qu’ils répondent au mieux aux attentes de la société et de l’économie locale.

Le Conservatoire possède dans ce domaine une expertise déterminante. En proposant une offre évolutive, souple et innovante, adaptée aux mutations de la société, l’établissement participe au développement des territoires et à l’inclusion des publics fragiles. « Il bâtit son offre en fonction des besoins locaux des entreprises, associations et institutions, rappelle Laurent Buchon. Nous travaillons en circuit court, en créant des synergies avec tous les acteurs du territoire. L’humain y est l’une des premières ressources. Nous devons donc non seulement être inventifs pour lutter contre l’échec, avec d’autres formes de pédagogie comme nous le faisons avec l’École Vaucanson, ou le Passe numérique, mais aussi investir pour les personnes actives qui souhaiteraient acquérir de nouvelles compétences, changer de métiers, etc. Or nous sommes l’un des rares établissements d’enseignement supérieur à nous positionner sur la formation professionnelle vue comme un continuum tout au long de la vie et à développer, sur le terrain, un savoir-faire. »

Des compétences qui contribuent sans doute, aux yeux de la ministre, à faire du Cnam un « remarquable acteur » du développement et de la réussite pour toutes, tous et partout.

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…illustré par une dense implantation territoriale

Animé par la volonté d’être accessible à tous les publics, même aux individus les plus isolés, le Cnam essaime ses centres de formation. Il est ainsi fort de 158 centres d’enseignement métropolitains et ultramarins, implantés dans de nombreuses villes moyennes comme Valence, Le Puy-en-Velay, Lannion, Angoulême, Épinal ou encore Porto-Vecchio. C’est aussi à ce titre qu’il a ouvert en juillet dernier un premier comptoir au cœur de l’archipel des Marquises, en Polynésie française. Autant d’initiatives visant à favoriser le recrutement des entreprises et le retour au plein emploi.